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Performance des élevages français de vaches allaitantes avec les ateliers d’engraissement italiens
Le 21.07.2018
Gros bovin
Performance des élevages français de vaches allaitantes avec les ateliers d’engraissement italiens
Résultat


Un article paru dans V&PC évalue la performance d'un système combiné de production extensive / intensive de viande bovine en étudiant le cas des élevages de vaches allaitantes françaises intégrées avec les ateliers d’engraissement italiens.

Cette étude visait à analyser la performance du système bovin basé sur l’intégration des élevages extensifs de vaches allaitantes en France (Massif central) et des ateliers d’engraissement intensif à base de céréales du nord de l’Italie. Deux indicateurs ont été pris en compte : l’empreinte carbone (kg eq CO2 / kg de poids vif vendu) et le ratio de conversion alimentaire comestible par l’homme, calculé comme le rapport entre la teneur en énergie des aliments comestibles par l’homme utilisés et la teneur en énergie des produits animaux obtenus (HeFCR). L’unité de référence était le lot (c’est-à-dire un groupe de veaux homogène pour l’origine, la période de finition et la ferme d’engraissement). Les chercheurs ont considéré 73 lots de taurillons charolais (4882 têtes), nés en France (Massif Central), vendus à des engraisseurs du nord de l’Italie à 405 ± 13 kg vif après un gain de poids de 1,16 ± 0,13 kg / j et abattus à 729 ± 23 kg vif, après un gain de poids de 1,52 ± 0,09 kg / j pendant l’engraissement. L’empreinte carbone moyenne de l’ensemble du système de production de bovin était en moyenne de 13,0 ± 0,6 éq. CO2 / kg de poids vif, et la phase allaitante (naisseur) représentait 65% des émissions totales. À l’inverse, cette phase allaitante était plus efficace que la phase de finition du bovin italien en termes d’utilisation d’aliments consommable par l’homme, le HeFCR étant en moyenne de 2,9 ± 0,4 et 4,6 ± 0,8 MJ / MJ respectivement en France et en Italie. Par conséquent, les scientifiques estiment que leurs résultats confirment la complémentarité de ces deux phases effectuées dans deux contextes très différents et la conjonction d’intérêt entre naisseurs et engraisseurs qui explique le développement puis la pérennité de cette filière transfrontalière à partir des années 1970.

Vous pouvez lire l’article complet sur le site web de Viandes & Produits Carnés.