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L’Homme et la viande : évolution des rapports biosociaux et des pratiques de production
Le 25.04.2018
Bien-être animal
L’Homme et la viande : évolution des rapports biosociaux et des pratiques de production
Vient de paraître


Les hommes ont évolué conjointement avec les animaux et la viande. Les différentes phases de cette évolution sont décrites dans un article publié dans Viandes & Produits Carnés, avec un focus particulier sur notre époque.

Les sociétés humaines sont habituellement omnivores et ont évolué conjointement avec la viande, ressource alimentaire de qualité qui a été vitale dans leur évolution et leur survie. Cette évolution conjointe est de nature « bio sociale », dans la mesure où la viande exerce plusieurs fonctions en dehors de son rôle nutritionnel. Même de nos jours, quoique moins ouvertement, les traditions dites structurées autour de la viande sont impliquées dans la structuration des sociétés par leur rôle de liaison aussi bien que dans la consolidation des hiérarchies. De plus, leurs aspects sémiotiques (symbolisme autour de la viande) sont extraordinaires. Manger de la viande, cependant, impose de tuer les animaux, ce qui peut être considéré comme dérangeant d’un point de vue éthique. Les solutions pour gérer ce problème sont culturellement limitées. Tandis que les chasseurs cueilleurs tuaient habituellement en manifestant de la déférence pour les animaux, les sociétés domestiques semblent adopter une approche de domination ou de contrat avec les animaux. Dans tous les cas, l’abattage est profondément ritualisé. Cependant, dans les sociétés post-domestiques, les choses se font de manière différente dans la mesure où l’abattage des animaux a été exclusivement confiné dans des abattoirs. De plus, la viande est largement devenue un produit déconnecté de son origine animale. Les pratiques post-domestiques ont été appelées carnisme (terme utilisé notamment par les partisans du véganisme pour désigner la consommation de viande alors combinée avec un dégout de l’abattage). De nos jours, la révolution de l’information a conduit à mettre l’accent sur les pratiques d’abattage créant un problème sociétal chez quelques groupes de consommateurs. Plusieurs tendances peuvent être identifiées comme le résultat de ces nouveaux paradigmes, qui sont basés sur un ensemble de solutions hétérogènes allant de la non consommation de viande à la contextualisation culturelle souvent via la narration d’histoires.

Vous pouvez consulter l’article complet sur le site web de Viandes & Produits Carnés.

Crédit photo : Jean-François Hocquette