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Les contaminants chimiques dans les viandes
Le 01.12.2017
Hygiène, sécurité, traçabilité
Moins de contaminants chimiques dans les aliments bio?
Résultat


Sur son site web, le Centre Inra Auvergne/Rhône-Alpes fait le point sur les résultats du Projet ANR SoMeat sur les bénéfices et risques éventuels des systèmes de production de viande biologique au regard de leurs teneurs en contaminants.

Pour en savoir plus :

Site web du projet SoMeat
http://www.so-meat.fr

En prenant la viande comme modèle, le Projet ANR SoMeat constituait la première étude de référence évaluant objectivement les risques et bénéfices éventuels des systèmes de production d’aliments bio et conventionnels au regard de leur teneur en plus de 250 contaminants comprenant des micropolluants environnementaux, des mycotoxines, des éléments inorganiques et des résidus de traitements vétérinaires ou phytosanitaires.

Ce projet a révélé de façon rassurante que pour l’ensemble des contaminants chimiques recherchés, les niveaux de contamination sont en deçà des valeurs réglementaires européennes, que ce soit en bio ou en conventionnel. Si l’absence de certains résidus vétérinaires en bio confirme le bon respect du cahier des charges par les éleveurs, l’examen des niveaux de contamination infra-réglementaires montre néanmoins des teneurs en contaminants chimiques issus de l’environnement significativement plus élevées dans les viandes issues de l’agriculture biologique.
Qu’il s’agisse de porcs, de volailles ou de bovins, les durées d’élevage supérieures et l’accès systématique aux parcours extérieurs pourraient être à l’origine d’une bioaccumulation accrue des polluants environnementaux en systèmes d’élevage bio.

En dehors de cet objectif central, le projet a montré la nécessité de prendre en compte la cuisson, la digestion et les effets induits par la co-exposition aux contaminants (effets cocktail) dans l’évaluation des risques chimiques d’origine alimentaire. Enfin, dans la perspective de renforcer le contrôle de la sécurité chimique des aliments, SoMeat a révélé l’intérêt des nouvelles approches de type « omique » (notamment de la volatolomique – étude des composés volatils émis par un organe- et de la lipidomique), pour mettre en évidence des marqueurs hépatiques et sanguins de l’exposition animale aux contaminants ou aux traitements vétérinaires.

En conclusion, les résultats pourraient conduire à terme à une évolution des cahiers des charges dans les filières bio.

Cet article a été rédigé à partir de :
Moins de contaminants chimiques dans les aliments bio?. Inra. Publié le 08/11/2017 [Consulté le 01/12/2017]

Pour en savoir plus :

Site web du projet SoMeat
http://www.so-meat.fr