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Perception de l’élevage par la société en France : analyse de la controverse sur l’élevage
Le 03.11.2017
Bien-être animal
Perception de l’élevage par la société en France : analyse de la controverse sur l’élevage
Document en ligne


L'Institut de l'Elevage vient de mettre en ligne un diaporama présentant les attentes des citoyens français en termes de bien-être des animaux d’élevage identifiées grâce aux travaux du projet Casdar Accept.

Pour en savoir plus :

Site web du Porjet Casdar Accept
http://accept.ifip.asso.fr

Quatre thématiques d’incertitudes autour de l’élevage font l’objet de débat au sein de la société : son impact sur l’environnement, la condition animale, le risque sanitaire et le modèle socioéconomique de développement. À partir du croisement des résultats d’études qualitatives (focus-groups, entretiens) et quantitatives (questionnaires), conduites dans le cadre du projet Casdar Accept, une typologie des différents profils d’individus vis-à-vis de l’élevage a été construite : 2% de la population partage les points de vue anti-élevage, un quart se positionne contre les systèmes intensif mais pas contre l’élevage dans son principe, près de la moitié est en attente de progrès dans les pratiques d’élevage en production standard, un peu plus de 10% prône la recherche de compétitivité pour l’élevage français dans une économie de marché, et environ 3% des citoyens semblent ne pas avoir d’intérêt ou d’avis précis sur l’élevage (les 10% restants ne peuvent être statistiquement classés dans aucun groupe).

D’après les résultats d’un sondage conduit auprès de plus de 2 000 citoyens en 2016, l’attente principale du grand public concerne le plein air : pour une grande majorité de citoyens, tous les animaux doivent avoir un accès à l’extérieur pour exprimer au mieux leurs comportements naturels : se déplacer librement, brouter l’herbe, fouiller le sol, etc.
Beaucoup de citoyens doutent de la possibilité pour les animaux de se sentir « bien », ou non stressés, quand ils sont élevés uniquement en bâtiment.
Ensuite, les citoyens ne tolèrent pas les pratiques douloureuses pour les animaux si la douleur n’est pas prise en charge : coupe des queues des porcelets, écornage, épointage du bec des volailles, castration, etc. Ils souhaitent l’arrêt de ces pratiques dans le cas où des alternatives existent ou, dans le cas contraire, une suppression ou une forte atténuation de la douleur (par anesthésie par exemple).
Ils se montrent également choqués par les douleurs psychologiques qu’ils considèrent ressenties par les animaux, par exemple lors de la séparation des vaches et des veaux en élevage laitier ou l’isolement d’animaux.

Enfin, il ressort des travaux effectués que les citoyens connaissent assez mal les pratiques et les conditions d’élevage, et en ont une image globalement plus négative que la réalité. Mais la mise en débat d’éleveurs et de citoyens a révélé le grand intérêt que ces derniers portent à l’élevage et la confiance qu’ils accordent aux explications du métier données par les éleveurs.

Vous pouvez retrouver le détail de ces résultats dans un diaporama mis en ligne sur le site web de l’Institut de l’Elevage.

Pour en savoir plus :

Site web du Porjet Casdar Accept
http://accept.ifip.asso.fr